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musée servaire          pléistocène
Le genre Mammuthus était un groupe largement répandu, bien adapté au froid. Venant d’Afrique, les mammouths se sont dispersés vers l’Eurasie, puis vers l’Amérique du Nord au Pléistocène inférieur. Les dernières espèces se sont éteintes à partir du Tardiglaciaire et au début de la période actuelle qu'est l'Holocène (dernière attestation d'une espèce de mammouth vers 3700 ans av. J.-C. au nord de la Sibérie). Comme tous les éléphantidés, les mammouths étaient de grands mammifères présentant une tête volumineuse avec une trompe et un corps massif, aux membres en piliers munis de 5 doigts. Au cours de leur évolution, la taille des oreilles et de la queue a fortement diminué et trois couches ont permis de le protéger contre le froid : une couche de graisse de 8 cm, une peau de 2 cm d'épaisseur et trois types de poils, dont les derniers, ceux qui encaissaient les chocs thermiques, pouvaient atteindre un mètre de longueur. Les mammouths ont sans doute disparu suite à un réchauffement rapide (en environ 1000 ans), ce qui a contribué à faire disparaître la steppe à mammouth, faite d'herbe et d'arbustes, au profit des forêts de conifères au sud et des régions couvertes de neige au nord. Les molaires du mammouth sont parfaitement adaptées au broutage de l'herbe mais sans doute pas à celui des feuillages d'arbres. Auparavant, le mammouth s'était adapté à plusieurs glaciations et réchauffements successifs par modifications de sa pilosité ainsi que de la taille et de la forme de ses défenses. La responsabilité de l'homme dans sa disparition est parfois avancée, mais cela n'est pas clairement démontré. Les mammouths sont en général caractérisés par des défenses proéminentes (la plus grande défense jamais retrouvée mesure près de 5 mètres), et un système laineux épais (poils six fois plus épais qu'un cheveu humain), signe d'une adaptation au froid. Ainsi, les mammouths utilisaient leurs longues défenses pour fouiller dans la neige les herbes à brouter (l’extrémité de la défense sur socle présente des traces d’usure caractéristiques). Sibérie
COELODONTA ANTIQUITATIS, autrefois nommé RHINOCEROS TRICHOBINUS, est très connu non seulement par ses ossements, mais aussi par ses restes de peau, de cornes, retrouvés dans les terrains gelés de Sibérie, ainsi que par les représentations rupestres qu'en ont faites les hommes préhistoriques. C'était un animal puissant dont le crâne pouvait atteindre 1 m de long. Deux fortes cornes ornaient son front. Pour soutenir la première, large à la base, la cloison inter nasale était ossifiée. Il vivait comme un animal de climat froid, il était en fait peu sensible aux variations climatiques. Son corps recouvert d'une toison laineuse est une bonne adaptation au froid. Il a vécu pendant les deux dernières glaciations, le Riss et le Würm. Il disparaît avec le dernier retrait glaciaire, il y a environ 10 000 ans. Sibérie. 80 cm (sans corne).
Bubalis antiquus (Sibérie). 50 cm.
Crane d’ours des cavernes URSUS SPELAEUS. Le poids moyen des animaux adultes peut être estimé à 300 kg. Ils se nourrissaient, comme les ours bruns actuels, de racines et de tubercules, pêchant à l'occasion truites et saumons dans les torrents et chassant rarement des proies vivantes. Leur puissantes mâchoires étaient armées de robustes canines qui pouvaient dépasser 10 cm de longueur. L'ours des cavernes partageait les grottes de nos régions avec les hommes de Neandertal et avec nos ancêtres de Cro-Magnon. En dépit de leurs dents impressionnantes, ils étaient surtout végétariens.